Non classé

La haine envers l’ignorance

Alors que je contemplais la sagesse se trouvant à l’intèrieure de la biography du Mahatma Ghandi écrit par Eknath Easwaran, j’arrivai a la citation de la 76e page : « I hold myself to be incapable of hating any being on earth […] I know this is a big claim. Nevertheless, I make it in all humility. But I can and do hate evil wherever it exists. I hate the system of government that the British people have set up in India…” Je me retrouvais ainsi à me demander, ce qu’était la chose que je détestais dans ce monde. Je dois admettre que le temps de réflexion ne fut pas très long.

J’en vins à la conclusion que, la chose que je détestais dans ce monde, était l’ignorance.

J’appuie sur le fait que je ne hais pas l’ignorant, en personne, mais l’ignorance qui l’emprisonne. Elle limite ses capacités, ses motivations et réussi, dans le pire des cas, à lui faire croire qu’il ne sert à rien. Mais l’ignorance est un terme extrêmement large, je me dois d’avouer que cette haine est large, elle aussi. Cette ignorance est la même qui nourrit les soldats d’une guerre qui n’est pas la leur. C’est elle qui donne aux gens l’habitude de rejeter ce qui ne prennent pas le temps de comprendre, de juger celui qui est différent. C’est elle qui permet aux personnes avides de pouvoir de triompher, elle facilite l’endoctrinement.

Et, s’il y a bien une chose qui dépasse ma haine de l’ignorance, c’est celle que j’éprouve envers ces gens ayant accès au savoir qui se permettent de limiter la population pour leur privilège personnel et s’offrir l’occasion de briller au dessus du « bétail ».

Mais par la suite une question se pause : ou Raphael Audibert se situe-t-il dans ce cas précis. La réponse est que chaque individu, possède son Ying-Yang. Le savoir absolu est fictif, réciproquement, l’ignorance absolue l’est aussi. Je me retrouve dans une situation, ou chaque « ignorant », a autant à m’apporter que je pense avoir à lui offrir, sans m’exclure des ignorants. Des « troues de savoir » sont comblés tous les jours par l’expérience vécue pendant la journée, mais il y en a tellement que jusqu’à la fin, il restera des troues à combler.

 

“True ignorance is not the absence of knowledge, but the refusal to acquire it.”

– Karl R. Popper

 

Suite à cela, deux catégories se distinguent, avec comme facteur décisif, l’éducation. Une partie de la population, à pour but de combler ces troues, de grandir entant qu’individu, d’apporter de nouvelles idées au monde autour d’eux, d’avoir accès au savoir et à la sagesse pour les extrémistes. L’autre branche, est formée de ceux qui se complaisent dans leur médiocrité, se contente simplement d’exister sans profiter des occasions, sans vivre. Le changement procède uniquement lorsque la première partie déteint sur la seconde. La première se doit d’apporter une soif d’apprentissage à ceux qui en manqueraient. Je ne me rabaisserai pas à écrire sur ce document ma position sur cette affaire, mais invite le lecteur à se demander, dans la plus extrême intimité, ou se situe-t-il.

«If I shall know one thing, it’s that I know nothing»

-Socrate

 

« L’ignorance est un bien étrange appareil,

Et quand tu parles avec un con, peut-être qu’il est entrain de faire pareil. »

-Youssoupha

 

Satya Ahimsa, Raphael Audibert – 16.06.14